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ÉVALUATIONS QUANTITATIVES - PRÉSENTATION
 

Cette méthode permet de recueillir des informations quand la population est très importante, pour des finalités de recherche, dans le cadre d’une volonté opérationnelle de mesurer l’évolution de certains indicateurs dans le temp, en cas de nécessité d’avoir un premier aperçu quantitatif pour prioriser les actions à mener… Selon la stratégie d’intervention, cet outil peut être adapté et intéressant ; dans d’autres cas de figure il peut s’avérer complexe à gérer,

si ce n’est contre-productif.

Nous conseillons une grande prudence avant d’y avoir recours. Il s’agit de choisir avec soin le questionnaire, en fonction de ce que l’on compte faire avec les résultats obtenus. Il est évident que l’anonymat doit être assuré ; en même temps certaines informations sur le poste ou la fonction occupés sont nécessaire pour pouvoir exploiter les résultats. Il convient donc de s’assurer que le croisement des différentes informations ne permettra pas de « reconnaitre » une personne.

 

Ensuite, nous conseillons de prévoir précisément, avant l’administration du questionnaire, de quelle manière, et à qui seront restitués les résultats. Cela inclut la manière dont le psychologue va interpréter les données, et les conclusions qu’il pourra en tirer. Cette réflexion préalable permettra aussi de réfléchir à la pertinence d’un questionnaire en particulier dans un contexte précis : certaines questions fermées peuvent aboutir à attiser des tensions, alors même que l’objectif était de résoudre des problèmes. Les questions dichotomiques peuvent manquer de nuances, et cristalliser des conflits qui auraient pu être résolus en organisant des rencontres. 

 

Un écueil à éviter est celui de l’ « illusion d’objectivité » que procure le questionnaire : Il convient de rester conscient que ce dernier ne représente qu’une vision partielle, approximative, d’une réalité ; et qu’il est difficile d’en attendre plus qu’une description. La capacité de cet outil à orienter une action de transformation du travail demeure très restreinte.

 

Enfin, il ne faut pas perdre de vue le fait que les personnes qui ont répondu au questionnaire seront dans l’attente d’une restitution et certainement d’actions ; or le questionnaire peut ne représenter qu’une toute première étape, qui ne sera pas nécessairement suivie d’une intervention. Pour conserver la confiance des salariés sollicités, ainsi que pour éviter malentendus et déceptions, il convient de s’assurer que le cadre de la passation est bien communiqué et compris par les salariés concernés.

TROIS QUESTIONNAIRES FRÉQUEMMENT UTILISÉS

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Job Content Questionnaire ou questionnaire de Karasek

Ce questionnaire est basé sur le modèle « demande / Latitude décisionnelle » qui explique que toute situation de travail peut être caractérisée par un niveau de demande psychologique et un niveau d’autonomie ou latitude décisionnelle.

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Déséquilibre

Ce questionnaire est basé sur la théorie de l’équilibre entre les efforts et la récompense (Siegrist et al., 1986), qui stipule que l’interaction entre des efforts élevés et une récompense faible est liée à des réactions physiologiques et émotionnelles pouvant être délétères. 

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Copenhagen Psychosocial questionnaire ou questionnaire COPSOQ

Ce questionnaire s’appuie sur une synthèse de travaux portant sur l’environnement psychosocial de travail, tout en évaluant aussi des dimensions relatives à la santé mentale perçue et le sentiment de satisfaction professionnelle.

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